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Voici en 3 minutes chrono, l'actu Business & Tech que vous devez absolument connaître :

LES ACTUS DU JOUR

1/ La fin du Nocode

  • La fin d'une époque : Airtable va se faire racheter par le conglomérat italien Bending Spoons, et franchement au vue des chiffres, ça annonce la fin de la hype de l'ère no-code. Avec un rachat pour 1,3 milliards, alors qu'en 2021 après une levée elle était cotée à 11,7 milliards. Le plus dingue c'est qu'entre les deux les revenus ont triplés. 10 milliards de perdus, c'est une sacrée dégringolade.

  • Pour les néophytes, c'est quoi Airtable : un outil no-code qui permet aux entreprises de construire leurs propres logiciels de gestion. Un Excel sous stéroïdes, utilisé par 500 000 boîtes dont 80% du Fortune 100. La petite sauce du chef : il est extrêmement ludique et facile à utiliser. (présentation)

  • Le business model de Bending Spoons est dingue : ce conglomérat italien a un concept simple, racheter des boîtes tech post-hype à la casse, milker leurs grosses bases utilisateurs en augmentant les pricing, puis réduire au maximum les charges en licenciant massivement. Charmant !

  • Les deux causes de cette chute :

    1/ La SaaSpocalypse : en février 2026, une thèse simple a fait partir 300 milliards de capitalisation SaaS en fumée en 48h si des agents IA absorbent le travail que le logiciel facture par utilisateur, le nombre d'utilisateurs n'est plus un moteur de croissance. Airtable est clairement concernée avec un pricing encore majoritairement basé sur le user.

    2/ La fin de la hype no-code : le no-code s'est construit sur une promesse simple permettre à n'importe qui de créer des apps sans toucher à une ligne de code. Sauf que l'IA a rendu cette promesse obsolète, elle est mieux et plus flexible. Là où le no-code enfermait dans un jardin fermé avec des possibilités limitées, des outils comme Lovable ou Claude Code permettent de décrire ce qu'on veut en langage naturel et d'obtenir quelque chose de bien plus puissant.

  • Notre constat en interne : il y a quelques années on cartonnait sur les formations Make et N8N en entreprise, maintenant c'est rare, tout le flux a basculé sur Claude Code ou Codex.

2/ La bulle du padel explose en France

  • La poule aux œufs d’or : Il y a encore quelques années, ouvrir un club de padel était l'investissement parfait. Vous achetiez un terrain entre 25 000 et 60 000€, quatre joueurs à 15€ de l'heure, vous aviez une rentabilité promise en 2 ou 3 ans. En 2019, la France comptait 700 terrains. Aujourd'hui : 3 000. Le marché pèse 350 millions d'euros par an.

  • Le problème, c’est le taux d’occupation : le succès d'un sport ne garantit pas le succès de ceux qui investissent autour. Un club peut générer entre 150 000 et 400 000€ de CA, mais son bénéfice net dépasse rarement 30 000 à 80 000€. et il suffit qu'un nouveau complexe ouvre à quelques kilomètres pour que la fréquentation baisse de 15 à 20% et que le bénéfice disparaisse entièrement, car les charges sont fixes.

  • La Suède a déjà fait le crash-test : tout le monde a pris la même décision logique en même temps. Chaque investisseur voyait des clubs pleins et se disait "il manque des terrains". Des centaines d'investisseurs pensaient la même chose. Quelques mois plus tard, ils ouvraient tous en même temps et le marché passait d'un manque d'offre à un excès brutal.

  • Et tout le château de cartes s’est écroulé : près de 500 millions d’euros seraient partis en fumée, des clubs flambant neufs ont fermé et plusieurs investisseurs ont encaissé de lourdes pertes. L’exemple le plus marquant est celui de Carlos Preciado : son complexe compte 22 terrains, mais aujourd’hui, seuls 4 sont réellement utilisés. Les 18 autres continuent de coûter de l’argent sans presque rien rapporter.

  • En France, les premiers signaux apparaissent déjà : prix cassés pour remplir les créneaux, terrains presque neufs revendus à la casse et spécialistes qui ne parlent plus de croissance, mais de consolidation. Les grands groupes commencent à attendre que les petits clubs les plus fragiles tombent pour les racheter moins cher.

Annonce interne

3/ Et si vous rejoigniez les Wizards 🧙🏻‍♂️

Pendant que beaucoup de freelances se contentent encore de suivre l’actualité IA, chez les Wizards, on bosse surtout sur comment l’implémenter concrètement pour trouver plus de clients, augmenter son TJM et livrer ses prestations beaucoup plus vite.

À l’intérieur : des systèmes IA prêts à déployer, mis à jour en continu, un audit pour identifier où l’IA peut réellement améliorer votre activité, et surtout un cercle privé de freelances qui testent, partagent et challengent leurs offres, leurs prix et leurs workflows.

L’objectif n’est pas de devenir expert de tous les nouveaux modèles qui sortent chaque semaine. C’est de devenir le freelance qui sait quoi utiliser, où l’implémenter et comment le transformer en avantage économique.

Places limitées

4/ Les débuts des écoles 100% IA

  • Contexte : Alpha School est un réseau d’écoles privées américaines dopées à l’IA, et leur croissance est dingue, déjà une douzaine de campus, avec un objectif d’environ 50 dans l’année. Les frais de scolarité peuvent monter jusqu’à 75 000 $ par an. Autrement dit, pour l’instant, on est plus proche de l’école pour enfants de startupers bankables que de l’Éducation nationale.

  • Le concept est assez radical : seulement deux heures par jour sont consacrées aux matières classiques. Maths, langues ou sciences sont enseignées via des logiciels qui adaptent en permanence le niveau et le rythme à chaque élève. Alpha affirme que ses étudiants progressent en moyenne 2,6 fois plus vite sur certains tests standardisés. Attention quand même : ce sont essentiellement les chiffres communiqués par l’école elle-même.

  • Et le plus intéressant, c’est qu’ils n’ont pas vraiment supprimé l’humain : ils ont supprimé le prof tel qu’on le connaît. Les adultes présents dans les classes sont appelés des “guides”, ils ne font quasiment ni cours magistral ni correction et sont surtout là pour motiver, coacher et accompagner les élèves. Leur salaire démarre autour de 100 000 $ par an.

  • Le reste de la journée est consacré à ce que l’IA fait encore assez mal : projets collectifs, communication, sport, créativité, leadership ou expériences dans le monde réel. Et c’est peut-être là que leur modèle devient intéressant : plutôt que d’utiliser l’IA pour supprimer l’école, ils l’utilisent pour compresser la transmission du savoir et libérer du temps pour les compétences humaines.

  • Je vois deux gros changements majeurs :

    1/ D’un côté, beaucoup d’études confirment que l’IA peut représenter un excellent tuteur, parfois avec de meilleurs résultats que les profs. Le problème, c’est que l’école dans son ensemble va peiner à intégrer cette techno rapidement. On risque donc de voir une élite doper l’éducation de ses enfants avec l’IA, à travers des néo-écoles Montessori, AI-native, beaucoup plus personnalisées.
    2/ Et le deuxième point, c’est que les compétences humaines vont devenir de plus en plus valorisées, car les compétences techniques vont se démocratiser. Si demain tout le monde peut apprendre plus vite, coder, écrire ou analyser avec une IA, ce qui fera vraiment la différence sera de savoir convaincre, créer, diriger, fédérer ou simplement bien interagir avec les autres.

Question du jour

Pourriez-vous scolariser vos enfants dans une école 100 % IA ?

Répondez à cette question en réponse à cet email. Nous diffuserons les meilleures contributions dans le prochain numéro !

Résultat du sondage dernier !

Connaissez-vous des projets absurdes qui ont reçu des fonds de la BPI ?

🪰 Le traumatisé des mouches

« Je me souviens d’un projet financé à hauteur de 100 millions pour élever des mouches et en faire des protéines. Le truc a fini par faire faillite. Il y avait aussi une boîte qui avait levé près de 110 millions pour fabriquer des filets de poulet végétaux, ils ont repris une ancienne usine Knorr… pour 1,8 million de CA puis liquidation judiciaire. »

🛌 L’endormi

« Je connais un mec à Station F qui a une LegalTech. Tous les ans, il gratte de l’argent à la BPI. Ça fait 5 ans qu’il est là, et le seul truc qu’il a fait, c’est changer 100 fois son site web, mdr. »

🧪 Le chercheur malhonnête

« Y a pas que la BPI qui est foireuse, y a aussi le Crédit d’Impôt Recherche, aka le CIR. Dans certains coins de la tech, la vraie blague, c’est que ton meilleur client n’est pas celui qui utilise ton produit, c’est le CIR. Je bosse dans une boîte qui monte ce genre de dossiers : mon taf, c’est de prendre du dev complètement classique et de citer suffisamment d’articles scientifiques pour que ça ressemble à de la recherche. Dans une autre ancienne boîte où j’étais en stage, une fois par an, je balançais leurs tickets Jira à une IA pour qu’elle leur ponde directement le dossier CIR. »

Pour ceux qui ont encore de la batterie

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🌝 SpaceX veut construire des usines robotisées sur la Lune Lien

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Excellente journée !

Arthur Dekeyser